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Résumé de la table ronde sur l’opticien du futur, qui s’est déroulée le mardi 14 mai 2019 à l’IUT de Sceaux. Les thèmes abordés : le digital et l’environnement.

Pour cela, quatre intervenants étaient présents pour débattre sur le sujet :

  • GERBAUD Guy: Responsable de formation Acep Academy chez ACEP  (la société ACEP est leader mondial dans le domaine des prises de mesures digitalisées et des simulations en réalités augmentées). Gerbaud enseigne en Licence Optique et forme des opticiens sur le terrain aux outils digitaux.
  • Mme JOUDEKI-PASCAL Sepideh: Responsable digital de la coopérative Atol qui, dernièrement, a beaucoup communiqué sur sa stratégie digitale omnicanale.
  • BETEND Sébastien: Opticien créateur concepteur du seul magasin optique éco-responsable de France (à Lyon). Aujourd’hui créateur et agent commercial de sa propre collection de montures ‘’origine France garantie’’ nommée OPSB pour l’optique selon Sébastien Bétend. Il Conseille également les opticiens pour les gestes éco-responsables.
  • Mme RIEHL Carole : Opticienne, bloggeuse, influenceuse, créatrice du magazine « Les Lunettes Écologiques » qui propose du coaching sur l’éco-responsabilité et l’écoenvironnemental aux opticiens.
Table ronde 2019

Lors de cette table ronde, deux thèmes y étaient abordés : le Digital et l’Environnement.

Première question abordée : QUELLES SONT LES MOTIVATIONS ET LES LIMITES A DIGITALISER LES POINTS DE VENTE ?

En résumé, selon Acep Academy :

Les freins à la digitalisation : l’investissement financier, la rigidité organisationnelle, le déficit en connaissances numériques et le manque d’implication. De plus, l’opticien accorde une grande importance au facteur humain et a du mal à abandonner certaines pratiques.

De même, nous sommes sur un mode de distribution omnicanal où le client est au centre d’un système digital. Le digital reste donc un outil que doit appréhender l’opticien.

Les avantages de la digitalisation : précision dans les prises de mesures, expériences clients immersives, outils d’aides à la vente convaincants et contact prolongé avec le client.

En conclusion, les clés pour l’opticien : être professionnel, être formé au digital et être un véritable conseiller.

Selon Atol :

Le digital a pour rôle de faire venir le client en créant de la préférence en amont de la vente. En effet, environ  70% des clients entrent dans un seul magasin d’optique. Le digital a donc un rôle dans la visibilité des points de vente grâce au référencement naturel.

Sur les sites se sont ensuite la réalité augmentée avec principalement l’essayage virtuel, qui font la différence aux yeux des clients. Le digital c’est aussi un moyen de quantifier la satisfaction client avec le logiciel CRITIZ’R et de proposer une solution aux mécontents.

Néanmoins il reste à préciser qu’aujourd’hui des start-ups spécialisées dans le recyclage de l’énergie générée par les ordinateurs se développent.

Ce qui nous amène à notre deuxième thème : l’éco-responsabilité, l’écoenvironnementale.

Deuxième question abordée : Quelles sont les modifications à apporter au secteur de l’optique visant à tendre vers un marché éco-responsable ?

D’après M. Bétend :

L’éco-responsabilité est un SAVOIR-ETRE pour lequel il faut une volonté de transparence et de cohérence. Il faut penser valeur avant de penser argent.

M. Bétend favorise le biologique et le locale sauf pour l’alimentation. Le 100% environnementale est difficile. M. Bétend priorise donc le local avant le biologique.

Pour finir, le multi-équipement ne devrait pas être systématique (conférer offre deuxième paire) mais répondre à des besoins réels du client.

Point de vue Mme RIEHL :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

13 millions de lunettes vendues par an c’est :

  • 13 millions d’emballages plastiques et de suremballages
  • 26 millions de verres sachant que l’on use 30L d’eau pour tailler 2 verres (l’équivalent de 4 chasses d’eau) soit 390 000 mètres cubes d’eau
  • 26 millions de calibres de présentation
  • 48 tonnes de mouchoirs papiers pour essuyer les verres (sur une base de 3 par verre)
  • pour fabriquer une monture en acétate (matière qui se dégrade très lentement) seule 20% de la plaque est utilisée.

Les solutions se résument en quatre points :

  • Former en amont les opticiens
  • Faciliter l’installation et avoir des repères
  • Sélectionner les produits à choisir
  • Montrer l’exemple et sensibiliser le consommateur

Ne pas oublier qu’en matière de monture on réalise de véritable œuvre d’art éco-responsable qui pourrait redonner du plaisir aux personnes contraintes de porter des lunettes.

Conclusion de cette table ronde :

Pour conclure, chacun peut contribuer à son niveau à des gestes éco-responsable simples. A l’heure où les sociétés cotées en bourse sont elles soumises aux lois RSE la prochaine étape qui ferait avancer l’éco-responsabilité sera son entrée dans les programmes d’enseignement au même titre que le digital.

Également un grand merci aux organisateurs issus de la promotion licence optique vente et management session 2018/2019 :

  • BASILLE Clément
  • ADAMA Kendra
  • BAYARD Mathilde
  • VERMEULEN Aurélie
  • Notre caméraman : LEROUX Dorian

Et merci aux formateurs et enseignants pour leur présence !